JEUNESSE
- 11 déc 2025
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Ce samedi 22 novembre, c'est vers la génération des 15 / 25 ans que nous nous sommes tournés.
Parce que nous n'avons pas peur de l'admettre, nous les connaissons mal. Leurs choix ? Leurs habitudes ? Leur mode d'expression ? Leurs craintes et leurs aspirations ? Quelle est leur vie ?
Qu' attendent les jeunes de leur municipalité ?
En toute transparence, la preuve a été faite que nous ne savons pas vraiment leur parler, pas vraiment les mobiliser… à contrario des autres réunions proposées par Montagne d'Avenir, ils n'était pas bien nombreux à répondre à notre invitation.
Elles étaient quand même 3.
Et si au départ nous avons été relativement déçu(e)s de ce constat, les discutions ont finalement été super interessantes, enrichissantes et décalées de ce que nous avions pu anticiper…
Nous avons proposé de leur tendre le micro sans orienter le débat : “ de quoi avez vous spontanément envie que l'on parle ? Qu'est-ce qu'une mairie pourrait faire pour vous ? ”
La réponse ne s'est pas faite attendre : l'Alcool !
Ah… mais pourquoi ?
Et bien d'après les filles, les dérives sont nombreuses… la banalisation de la consommation est ancrée… et grossomodo, "se mettre un carreau" , en pleine semaine, alors qu'on bosse le lendemain, ne pose pas plus de question que ça…
La faute à quoi ? à qui ?
A l'ennuis semble t il en intersaison, au poids de l'intégration, au mimétisme, mais aussi au climat familial parfois dégradé, et à une mésestime de soi…
Face à ce constat alarmant, qui ne semble pas etre réservés aux jeunes urbains, Montagne d'Avenir a regardé les chiffres nationaux et découvert qu'ils sont effectivement préoccupants :
Chez les jeunes de 17 ans
- 85,7% ont déjà expérimenté l’alcool.
- 8,4% ont une consommation régulière (au moins 10 fois dans le mois).
- 30% des consommations d’alcool ont lieu en présence des parents.
- 44% ont déclaré une alcoolisation ponctuelle importante dans le mois.
Prévenir les conduites à risques et protéger les jeunes, un enjeu qui nous concerne tous. Aujourd’hui en France, l’alcool est responsable de 41 000 décès par an. Et malgré quelques fragiles améliorations observées ces dernières années s’agissant des collégiens et lycéens, les niveaux de consommation d’alcool chez les jeunes restent très préoccupants.
Or, le cerveau de l’adolescent, à cause de son processus de maturation inachevé, est plus particulièrement vulnérable aux substances psychoactives (dont l’alcool).
Mais comment agir alors ?
La réponse est venue des jeunes ce samedi. Parce que ces filles ont identifié le problème, mais elles ne sont pas arrivées les mains vides ! Elles avaient apportées des solutions…
“Il faut faire de la prévention” , et “ il faut qu'on puisse parler, évacuer les problèmes, voire des psy.”
Que pourrait faire la Mairie alors ?
A Montagne d'Avenir, nous pensons que sur ce sujet il faudrait une vraie cohésion entre la COVA qui a les compétences jeunesse et action sociale, et la mairie, pour aider à la mise en place d'écoute et de sensibilisation :
- Une oreille tendue vers nos jeunes. Et il s'agirait de parler d'addiction mais aussi de santé mentale et de santé sexuelle… “ les gens ne se protègent plus ! ” nous glisse l'une d'elle.
Et nous n'avons pas besoin d'inventer ce qui existe déjà. La CPTS ( La communauté Professionnelle territoriale de santé de Haute Tarentaise) a dans ses missions de développer des actions de prévention.
https://www.cptshautetarentaise.fr/qu-est-ce-que-c-est/
→ Il s'agirait de réussir à créer du lien et de la mise en avant de leurs initiatives auprès de nos jeunes avec des supports dédiés. On pourrait même imaginer un lieu dédié ?
- Favoriser les programmes de développement des “CPS” ( Compétences Psycho-sociales) des enfants.
Ils visent à renforcer l’estime de soi, la capacité à maîtriser ses émotions, la confiance dans l’adulte et l’empathie. Leur efficacité est accrue lorsque les parents et autres adultes en contact avec les enfants sont associés : la bienveillance et l’écoute, en famille comme à l’école, sont des facteurs de protection essentiels contre les consommations précoces de substances psychoactives, les addictions et leurs conséquences, et contre d’autres conduites « à risque ».
Ces programmes peuvent être utilisés dans les :
- écoles, collèges et lycées (temps scolaire ou périscolaire)
- centres de loisirs et accueils jeunes
- dispositifs de prévention santé ou bien-être
- projets éducatifs associatifs
- formations d’animateurs/éducateurs
→ Il s'agirait de staffer un éducateur qui pourrait porter ce genre de programme au travers des différents écosystèmes
Saisissons cette perche tendue lors de cette discution et actionnons les leviers nécessaires ! Préservons nos jeunes.
Montagne d'avenir vous écoute, ensemble trouvons des solutions !
Merci infiniment à D, M, et A d'avoir eu le courage de venir nous parler.